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Les univers de Philippe Saimbert: BD, Romans, Humour, Fantastique, SF et... Rock!

Amazon et Kobo sont les deux mamelles de l'auteur indépendant

6 Avril 2016 , Rédigé par Philippe Saimbert

Bonjour à toutes et à tous,

Tout le monde connaît l’engagement d’Amazon auprès des auteurs indépendants et surtout les mises en avant de leurs projets.
Une démarche qui a permis l'émergence de nombreux talents.

Les offres "Éclair" et autres "offres du mois" propulsent les livres dans le top 100 et bien souvent dans le top 10 si les livres rencontrent leur public.

Amazon KDP propose aussi depuis quelques mois des campagnes publicitaires payantes mais uniquement sur Amazon.com. Il semblerait qu'Amazon réfléchisse à élargir cette offre sur les sites internationaux.
Il est à noter que les offres publicitaires payantes et autres offres "Éclair" ne sont disponibles que pour les projets inscrits dans KDP Select. Donc, en donnant trois mois d’exclusivité à Amazon.
C’est de bonne guerre. Et passé les trois mois, rien n’empêche l’auteur d’inscrire le livre sur d’autres sites : Apple iBooks, Google Play ou bien encore Kobo/Fnac.

Concernant Kobo, je fais la moitié de mes ventes sur ce site. Kobo Writing life permet d'être également distribué sur le site de la Fnac. À ce propos, on m’a plusieurs fois demandé la répartition des ventes entre Kobo et la Fnac mais elles n’apparaissent pas sur le tableau de bord. Seule petite lacune de ce dernier qui affiche de manière très lisible les ventes par titre et surtout par pays. Et ce depuis la parution du titre sélectionné.

L’équipe de Kobo est également très ouverte aux projets des indés et multiplie les offres de promotions et autres mises en avant.
Il faut dire que les ventes numériques sur Kobo sont en plein essor.

Preuve en est que l’increvable tata Lucie est restée près de 18 mois dans le top 50 Kobo. Et doit côtoyer le top 100 car elle réapparaît assez souvent dans les 50 premières places.
Affaire à suivre…

Kobo vient juste de créer un blog consacré aux auteurs et au monde de l'édition numérique. Toutes les deux semaines, Kobo mettra à l’honneur un auteur KWL dans la section "De l'art d'écrire". Avec des interviews sur des sujets spécifiques (ex: écrire à la première ou à la troisième personne?). Il y aura également d'autres articles de type "news", "astuces KWL", etc.

De plus Kobo souhaite développer en priorité d'autres outils (services aux auteurs, blog et outils de promotion).

Sans oublier la future offre de POD (Impression à la demande) avec une diffusion des œuvres sur le site de la Fnac. Bref un sérieux pendant à CreateSpace. La qualité d'impression des livres sur CreateSpace est par ailleurs de très bonne facture, si l'aventure vous tente.
NB: une petite astuce concernant les frais de port: inutile de choisir l'option "envoi express". Les livres arrivent quasiment aussi vite avec l'option normale.

Ce qui me fait dire qu’Amazon et Kobo sont les deux mamelles de l’auteur indépendant.

Ils représentent une formidable opportunité pour ce dernier. Sans oublier la liberté au niveau des choix éditoriaux. Des oeuvres jugées "confidentielles" peuvent être diffusées et rencontrer leur public. Ces deux sites offrent donc une incroyable opportunité et surtout une grande visibilité pour nombre de romanciers. Je sais que certains d'entre eux réalisent de belles ventes sur les autres sites mais elles restent très modestes en ce qui me concerne.

Quelques éditeurs ne s’y sont pas trompés, guettant les best-sellers des indés pour ensuite les signer.

Il est à noter qu’en ce qui me concerne, je ne céderai jamais plus mes droits numériques. Pour la simple et bonne raison qu'ils représentent la majorité de mes royalties.
Je comprends que les éditeurs aient des contraintes mais en tant que syndiqué au Snac, les contraintes financières des auteurs me paraissent prioritaires.

L'édition numérique est une véritable révolution pour les auteurs. Et permet ou devrait permettre de discuter plus fermement les contrats proposés par l'édition classique.

Attention, le tableau n'est pas aussi idyllique qu'il peut sembler. Car être indé, c'est aussi et avant tout être éditeur. Autant vous dire qu'on passe plus de temps à relire, corriger, mettre en forme, s'occuper des maquettes, des couvertures, de la création des eBooks, de la distribution et de la diffusion... qu'à écrire des romans!

Sans compter le maquis des cotisations sociales. Pour info et à ce jour, le statut d'auto-entrepreneur (code APE 5811Z, Edition de livres) me semble le plus pertinent.

Bref, si nous n'avez pas la "vocation"... démarchez une maison d'édition. Il existe de nombreux passionnés dans les comités de lecture.

Ce qui n'est pas une raison pour signer n'importe quoi.

Bien à vous
Philippe Saimbert
NB : N’hésitez pas à vous inscrire à ma lettre d’information trimestrielle.
Articles sur l’édition et les univers de l’auteur. Quiz et albums dédicacés à gagner. Pas de spam.

 

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